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vendredi 28 février 2014

UKRAINE: Réapparition de Viktor Ianoukovitch en Russie

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L'ex-président Viktor Ianoukovitch

Viktor Ianoukovitch est en Russie et il doit s'exprimer ce vendredi depuis la ville de Rostov-sur-le-Don, qui se trouve dans le sud du pays, pas très loin de la frontière avec l'Ukraine. Il a déjà déclaré qu'il se considérait toujours comme le président de l'Ukraine et a dénoncé « l'arbitraire » qui règne, selon lui, dans le pays. Dans ce qu'il a intitulé « Une déclaration au peuple ukrainien », Viktor Ianoukovitch se dit « décidé de se battre jusqu'au bout » pour faire appliquer le compromis signé à la fin de la semaine dernière avec les leaders de l'opposition, et qui a volé en éclats après sa destitution par le Parlement, et son départ de Kiev.
La question qui se pose, en tout cas, est de savoir pourquoi la Russie a-t-elle accepté de protéger le président ukrainien déchu ? Sachant surtout que Viktor Ianoukovitch s'est largement discrédité aux yeux du pouvoir russe. Mais, pour l'instant, il reste un président légitime, face aux nouvelles autorités ukrainiennes, que Moscou juge illégitimes. Et le Kremlin pourrait essayer d'utiliser l'influence que Viktor Ianoukovitch garde encore dans certaines régions russophones de l'Ukraine, pour s'emparer par exemple de la Crimée, la république autonome du sud de la Crimée, qui est le théâtre de tensions séparatistes.

UKRAINE: Les nouveaux dirigeants mettent en garde Moscou

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Le nouveau Premier ministre Arseni Iatseniouk, à la Rada, le 27 février 2014, aux côtés de Vitaly Klitschko, leader de la contestation ukrainienne.
 Au lendemain de la prise du Parlement de Crimée par un commando qui a hissé un drapeau russe sur le toit du bâtiment, la situation est encore un peu plus confuse dans cette région du sud de l'Ukraine. Cette nuit, une dizaine d'hommes armés, en uniforme, ont pénétré dans l'aéroport de Simféropol où ils patrouillent actuellement. « L'aéroport fonctionne normalement », a déclaré un responsable administratif.
Voilà qui risque d'accroître l'inquiétude des nouveaux dirigeants ukrainiens. Hier, jeudi 27 février, les députés de la Rada, le Parlement ukrainien, n'ont pas caché leur crainte sur les risques d'une partition du pays, a constaté notre envoyée spéciale à Kiev, Anastasia Becchio. En ouvrant les débats, le président du Parlement, par ailleurs chef de l’Etat par intérim, a adressé des mises en gardes aux autorités russes. « Je lance un appel au commandement militaire de la flotte russe en mer Noire qui stationne sur le territoire ukrainien : tous les militaires doivent rester sur le territoire prévu par les accords. Tout mouvement de troupe armé sera considéré comme une agression militaire », a prévenu Olexandre Tourtchinov....Lire la suite

dimanche 23 février 2014

Mexique: l'un des principaux narcotrafiquants, « el Chapo », arrêté

Joaquin Guzman Loera escorté vers un hélicoptère à Mexico par des militaires mexicains lors de son arrestation, le 22 février.
Joaquin Guzman Loera escorté vers un hélicoptère à Mexico par des militaires mexicains lors de son arrestation, le 22 février. | AP/dario Lopez-Mills

C'était sans doute le criminel le plus recherché au monde depuis la mort de Ben Laden. Joaquin Guzman Loera, chef du cartel de Sinaloa, a été arrêté dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 février dans la station balnéaire de Mazatlan, dans l'Etat de Sinaloa, dans le nord-ouest du Mexique.

Celui qu'on surnomme « el Chapo » (le trapu) de par sa petite taille (1,60 m), était la bête noire des agences de lutte contre la drogue américaines et mexicaines depuis son évasion, en 2001, d'une prison de haute sécurité. L'arrestation de ce narcotrafiquant, dont la tête était mise à prix par les autorités américaines, représente une victoire sans précédent pour le gouvernement mexicain contre les cartels.
Une foule de journalistes était réunie samedi à l'aéroport de Mexico pour filmerl'arrivée du célèbre narcotrafiquant, poings liés dans le dos. Il a ensuite été conduit à la prison de haute sécurité d'Altiplano, dans l'Etat de Mexico. Aucun coup de feu n'a été tiré lors de son arrestation par la marine mexicaine qui a débouché sur treize interpellations et la saisie de dizaines d'armes lourdes.
« C'est le résultat d'une opération de plusieurs mois mobilisant l'ensemble des instances de sécurité mexicaines, en coordination avec les agences américaines », s'est félicité Jesus Murillo Karam, ministre de la justice. La fin d'une traque de treize ans pour neutraliser cet homme discret à la carrière criminelle spectaculaire. LIRE LA SUITE

mercredi 19 février 2014

GUINEE: Société

Le manque de courant met le feu aux poudres
L’axe Dabompa-Kissosso dans la haute banlieue de Conakry est secoué par des émeutes contre le manque d’électricité. Les quartiers de cet axe sont privés de courant électrique depuis plus de deux mois.  Ce manque d’électricité est du à une panne survenue sur une sous-station de courant électrique, selon les responsables de l’Electricité de Guinée (EDG).
Ce mardi matin, ils sont plusieurs dizaines de jeunes à descendre dans les rues pour réclamer le retour du courant électrique dans leurs quartiers. Ce, malgré l’interdiction de toute manifestation de rues. Une décision prise par le gouverneur de la ville de Conakry, le commandant Sékou Resco Camara le même qui a promis la semaine dernière à la jeunesse de Dabomba le retour du courant électrique dans cette zone.  Mais à la place du courant hier lundi, le Cdt Resco Camara décide d’interdire les protestations de rue pour réclamer le courant électrique.
Le Gouverneur de Conakry ne s’attendait pas à ce que cette décision soit bravée par les jeunes habitants des quartiers qui végètent dans l‘obscurité depuis plus de deux mois.
N’ayant pas tenu sa promesse de retour de l’électricité, Sékou Resco Camara hausse le ton et menace : « certains ne manifestent pas pour réclamer le retour du courant électrique. Ils veulent juste semer des troubles dans la cité. Mais l’Etat ne va jamais se laisser faire ».  Selon lui, « les protestaires veulent saboter le régime en place ».LIRE LA SUITE