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mercredi 23 janvier 2013

MALI


Militaires français et maliens verrouillent Sévaré

LE MONDE |  • Mis à jour le 

Militaires français pendant une mission de sécurisation de l'aéroport de Sévaré, lundi 21 janvier.
Militaires français pendant une mission de sécurisation de l'aéroport de Sévaré, lundi 21 janvier. | Sylvain Cherkaoui/ COSMOS pour Le Monde


Le sol sablonneux crisse sous les pas. C'est à peine la sortie de la ville de Sévaré, et déjà la brousse, grandeur nature. Au sud commence le relief montagneux du plateau dogon. A l'opposé, l'enceinte de l'aéroport de Sévaré. Au pied d'un mamelon rocheux, trois tentes lavées par les pluies, abritant une position de l'armée malienne chargée de surveiller l'accès à l'aéroport. Des blindés français, avec leur canon de 90 mm, manœuvrent pour tester les angles de tir.

Les forces de l'opération "Serval" se déploient à Sévaré, ville adjacente de Mopti, où se trouvent des bases militaires, et le principal verrou du sud du Mali que les groupes armés alliés d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) ont failli briser, il y a dix jours.
Depuis, l'armée française a effectué des frappes, déclenché une intervention d'urgence au sol avec l'armée malienne. Après avoir organisé le contrôle de Markala, plus au sud, le dispositif français se déploie vers Sévaré, ville doublement cruciale. La région de Mopti est le point le plus étroit du pays, couloir entre le nord, immense aileron de requin qui constitue près des deux tiers du pays (une fois et demie la superficie de la France), et le sud. De plus, Sévaré et son aéroport sont destinés à devenir la plate-forme de la Mission internationale de soutien au Mali. Autant de raisons de protéger la zone...LIRE LA SUITE

MALI


Où est passé Iyad Ag Ghali?
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Iyad Ag Ghali à Kidal, en août 2012.Iyad Ag Ghali à Kidal, en août 2012. © AFP

Les armes parlent au Mali, mais le Burkinabè Blaise Compaoré n'a pas tiré un trait sur sa mission de médiateur.
Des pourparlers doivent en effet s'engager à Ouagadougou, où se trouvent déjà des émissaires du MNLA et d'Ansar Eddine. La tâche s'annonce ardue, mais les médiateurs ne perdent pas espoir. « La porte du dialogue reste ouverte, même si nous étions en veilleuse depuis le début des opérations militaires », indique l'un d'eux. Principale difficulté : rétablir le dialogue avec Ansar Eddine, alors que, de l'aveu même d'un médiateur, Iyad Ag Ghali, en participant à l'attaque des groupes jihadistes et en « violant ses engagements », s'est « discrédité ». La présence du chef touareg a été signalée à Boni, dans la région de Douentza, deux jours avant l'offensive des islamistes sur Konna. Depuis, les rumeurs les plus alarmistes courent sur son compte. Pourtant généralement bien informés, les médiateurs ignorent où, et dans quel état, il se trouve.lire la suite


MALI


Une intervention française aux contours incertains

Pour quels objectifs la France s’est-elle engagée militairement au Mali ? Pour empêcher des « terroristes islamistes » de prendre Bamako ? Pour reconquérir le Nord du pays ? Pour rétablir une légalité démocratique, ébranlée par une tentative de coup d’Etat ? Pour contribuer à « la guerre contre le terrorisme » et éviter la création d’un « Sahelistan » aux portes de l’Europe ?
Alors qu’en représailles à cette intervention, des djihadistes ont organisé une prise d’otages en Algérie qui semble s’acheminer vers un désastre, ce sont autant de questions auxquelles il n’est pas facile d’apporter des réponses, tant les déclarations officielles à Paris restent floues. Décidée dans l’urgence à l’appel d’un gouvernement à la légitimité ébranlée, cette expédition prend une ampleur inattendue, alors même que les pays africains tardent à s’engager et que les partenaires européens et américain se contentent de promettre un appui logistique.lire la suite