Powered By Blogger

vendredi 27 février 2015

CONDOLEANCES: Macky Sall chez Bécaye Diop


Le président de la République, Macky Sall, a présenté, lundi 23février, ses condoléance à Bécaye Diop, suite au rappelle à Dieu de sa sœur, Sokhna Yaye Diop.
Il a rappelé les liens d’amitiés qui existent entre lui et l’ancien ministre et ancien maire de Kolda. Une amitié qui selon Macky Sall ne peut être ‘’entaché par aucune conjoncture partisane’’.
Prenant la parole, Bécaye Diop, a témoigné son profond respect envers le président. Il a remercié Macky Sall au nom de la population Koldoise pour le déplacement. M. Diop a ensuite sollicité des prières auprès des chefs religieux en faveur du président de la république.

Emu, Bécaye Diop a laissé entendre que sa reconnaissance, envers le Chef de l’Etat, va être ‘’très bientôt’’ traduite par des actes significatifs.

GREVE: Les Enseignants du Supérieur boudent les Amphis

La grève décrétée par le syndicat autonome des enseignants a été largement suivie selon le constat à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, hier jeudi.

A la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques, les 72 heures de grève décréter par le SAES a été suivie. Comme le témoigne un professeur de cette Faculté, assis dans un bureau sombre qui a préféré garder l’anonymat. ‘’Le mouvement a bien été respecté pour preuve, je viens juste d’arriver. Je n’ai pas donné de cours et je ne vais pas en donner jusqu’à la levé du mot d’ordre’’. Pour cet étudiant de la Faculté de médecine, des documents en main assis sur un banc public précise que ‘’la grève n’est pas ressentie, dans la Faculté de Médecine, parce que nous sommes en congés de dix jours pour apprendre nos cours afin, de passer les examens du premier semestre’’. Pour cette nouvelle bachelière, inscrite au département de l’histoire, Jacqueline Tendeng, assis sous le soleil devant la buvette de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, un cahier vierge à la main, observe les vas-et-viens de ses camarades. Elle n’a fait aucun cours depuis son arrivé. ‘’Nous n’avons fait aucun cours pour l’instant. Chaque jour, c’est une nouvelle date qui est fixé. Nous venons sans rien faire’’. Un peu plus loin, quelques étudiants ont les yeux fixés sur le tableau d’affichage sur lequel est affiché les programmes de la reprise des cours ou les emplois du temps. 
Dans l’Amphithéâtre ‘’A’’, de la Faculté des lettres, les étudiants de la licence I, au département de Géographie, attendent toujours le professeur. Certains profitent de la longue attente pour, se connecter sur internet, discuter entre amis ou dormir sur les tables de l’Amphi. Yacine est l’une d’entre eux ‘’ça fait plus d’une heure que nous attendons le professeur. Nous ne savons même pas s’il va venir’’.  Juste à côté, dans l’Amphi ‘’B’’, les étudiants font le cours, histoire de la géographie générale, certains tables bancs restent inoccupé. Le professeur coiffé d’un chapeau essai tant bien que mal, à l’aide de son micro, de dispenser son cours malgré les murmures et les vas-et-viens des étudiants. Jacqueline Tendeng, lance un appelle en direction du ministre de l’enseignement Supérieur,  Mary Teuw  Niane et le SAES à se retrouver autour d’une table pour mettre fin à la grève. ‘’Je demande au ministre et les enseignants à se retrouver, afin de trouver une issue favorable à cette situation qui ne fait que pénaliser les étudiants. Nous serons bientôt au mois de mars et les cours n’ont toujours pas repris’’.
Selon une source, le SAES va tenir une Assemblée Générale, lundi prochain, pour faire un bilan de la grève de trois jours.


vendredi 13 février 2015

MAINTIEN DE LA PAIX DES NATIONS UNIES (Le Sénégal déploie un contingent de 140 policiers en Centrafrique)

C’est en présence de plusieurs personnalités, de représentations diplomatiques, des cadres de la police, et quelques parents des membres du contingent, que la directrice nationale de la police, Anna Sémou Faye, à remis hier jeudi, le drapeau au contingent dans le cadre du maintien de la paix en Centrafrique.

Un détachement de 140 hommes va être déployé dans les prochains jours à Bangui dans le cadre de la mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour la stabilisation en république Centrafricaine (MINUSCA). Dans son discours, la directrice nationale de la police, Anna Sémou Faye, a exhorté les différents membres du contingent à ‘’maintenir haut le flambeau’’. La directrice les a invité à ‘’observer la neutralité totale, vues la complexité et la spécificité de la mission, vue la situation qui prévaut en Centrafrique, caractérisé par des conflits communautaires’’. 
Elle a, entre autre, demandé aux agents de ‘’privilégier la négociation en toute circonstance tout en restant ferme sur l’exécution du mandat’’.
‘’Vous vous inspirerez des valeurs les plus élevées de notre peuple, représenté dans les trois couleurs que compose le drapeau national que je viens de vous remettre’’ a déclaré la chef de la Police nationale.  ‘‘Vous serez nos dignes ambassadeurs’’, a-t-elle rappelé avant de leur souhaiter ‘’plein succès dans l’accomplissement de leur mission, et un très bon retour parmi leurs familles’’.
Mariétou une épouse de l’un des policiers du contingent, présente à la cérémonie, se dit ‘’ triste et émue de voir son mari s’absenter pendant douze mois’’.  Mais, elle a déclaré ‘’être fière de son homme’’.

La directrice a ensuite remercié les différents partenaires pour les efforts consentis. ‘’Je remercie le Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique pour la mise à notre disposition des experts et des équipements pour la formation, au Comité International de la Croix Rouge et aux représentations diplomatiques qui nous ont apporté leur appui’’.  A rappeler que c’est le premier contingent de la police nationale, sous la houlette du commissaire principal, Yoro Faye, à être déployé en Centrafrique dans le cadre de la MINUSCA. Ils vont prêter main forte à leurs homologues des autres pays qui sont sur place. Le Sénégal emboîte ainsi le pas au Rwanda qui a déjà envoyé plus de 100 policiers basé à Bangui.

ABDOUL GOUDOUSSY DIALLO 

mardi 3 février 2015

LOI CADRE- Le SAES sur le pied de guerre


Le syndicat autonome des enseignants du supérieur a procédé, hier,  à l’incinération de la loi-cadre devant le rectorat de l’Université Cheikh Anta  Diop de Dakar.



C’est par une marche que les enseignants du supérieur ont commencé leur journée : de la bibliothèque de l’université au rectorat avant de passer à l’incinération de la loi qu’ils contestent. Avant l’incinération de la loi, ils ont tenu à enlever la partie sur laquelle était écrite ‘’République du Sénégal’’. Le coordonateur du SAES à l’UCAD,  Yankhoba Seydi du SAES a affirmé que ‘’cette loi-cadre est inacceptable, vu que le Ministre Mary Teuw Niane, lui-même, s’était farouchement opposé  à cette loi et croyait fermement à l’autonomie des universités et à l’élection des recteurs, lorsqu’ il dirigeait l’Université Gaston Berger de Saint louis’’. ‘’Mais pourquoi aujourd’hui, en tant que  ministre, il tente de nous l’imposer ?’’ S’interroge-t-il.
Le SAES a ensuite incinéré la loi-cadre devant le rectorat avant de disperser les cendres dans la cours et de garder une partie qu’ils vont envoyer au président de la république pour lui montrer leur détermination pour l’abrogation de ladite loi.  ‘’Nous allons ramener une partie des cendres au président Macky Sall pour qu’il sache ce que nous pensons de cette législation’’ a affirmé M.Seydi.  Le premier secrétaire général du SAES, Bouba diop a indiqué que dans les traditions africaines, ‘’quand il y a un virus ou des maladies, le feu est purificateur. C’est ce qui explique l’incinération de cette loi. Elle est dangereuse pour la survie des Universités’’.
Lors de la marche, les enseignants étaient munis de pancartes sur lesquels on pouvait lire, ‘’halte aux politiques autonomicides de Mary Teuw Niane ou encore la loi 31-2014, une tombe pour enterrer les universités’’.  ‘’C’est une loi nocive, toxique, elle est attentatoire à notre dignité. Donc, il faut la combattre’’ a martelé Yankhoba Seydi. Le SAES ne compte pas reculer jusqu’au retrait de la loi cadre, qu’ils considèrent comme une ‘’tombe’’. ‘’Nous sommes prêts à aller jusqu’au bout de cette lutte, pour l’abrogation de cette loi et que l’autonomie des universités soit respectée’’. Le SAES a par ailleurs dévoilé sa future stratégie  ‘’Nous allons organiser un Bureau National Elargi a Gaston berger le 14 février  prochain’’. Ils n’exclu pas de passer à la vitesse supérieure qui est ‘’de déclencher une grève illimitée’’. M.Seydi a rappelé par la suite que le préavis de grève lancé par le SAES va expirer le 16 février  prochain et qu’ils vont user des droits que la loi leur consacre pour engager la contestation. ‘’Avant que cette loi ne nous consume, nous allons la consumer en premier ‘’, a conclu le coordonateur du SAES à l’UCAD.
A.G.D



ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Loi d’orientation imminente

Après l'adoption de la loi-cadre, que dénoncent les syndicats, Le 
ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, a procédé à l’ouverture de l’atelier d’échanges et de partage sur le projet de loi d’orientation de l’enseignement supérieur, samedi dernier. 

La contestation syndicale continue, les réformes aussi. En procédant à l'ouverture de cet atelier sur la loi d'orientation, Mary Teuw Niane, demeure fidèle à sa ligne de conduite en affichant une détermination sans faille ‘’Cette rencontre va permettre de recueillir les recommandations, les observations des différents concernés en vue d’aboutir à une loi consensuelle. Un processus d’avis va être lancé avant son adoption. Le texte va être renvoyé aux institutions d’enseignement supérieur, aux partenaires et à tous les acteurs directs ou indirects avec les observations qui vont être intégrées’’ a déclaré le ministre. La démarche se veut inclusive pour rencontrer le moins de résistances dans ce secteur caractéristique de l’ébullition du front social. L'autorité a comme démarche de ‘’ partager la loi, d’avoir une explication du texte de recevoir les questionnements, et les suggestions des différentes personnalités du secteur de l’enseignement supérieur’’. Ces dernières sont les composantes les recteurs des différentes universités publiques du Sénégal, des étudiants, des professeurs et des syndicats. Le texte va leur être soumis, dans un délai fixe, pour leurs observations, amendements et suggestions. Mary Teuw Niane, a expliqué que ''la réception de ces observations, amendements et commentaires, va entraîner la tenue d’un atelier de validation et d’écriture. Cet atelier va permettre de se doter d’un texte en accord avec les différentes parties et qui va suivre le processus normal. ‘’Cette prochaine rencontre va nous permettre d’avoir une loi consensuelle qui va suivre le processus gouvernemental et celui législatif. Nous voulons que tout le monde ait le même discernement de la loi telle que proposée par le ministère de l’Enseignement supérieur’’ La charrue avant les bœufs La tutelle chargée de l'Enseignement supérieur a-t-elle mis la charrue avant les bœufs ? En tout état de cause, le chargé des revendications du syndicat autonome des enseignants du supérieur (SAES), Moustapha Sall, a donné des précisions sur la loi qui fait l’objet de cet atelier, différente de celle qui a causé la contestation de son syndicat. ‘’Ce n’est pas un projet de loi sur les universités appelée la loi-cadre qui a été déjà votée et que nous continuons de dénoncer. Cette loi-cadre a été votée en catimini sans concertation. On devait d’abord s’accorder sur la loi d’orientation avant de voter la loi-cadre’’. Il a expliqué que le SAES va continuer de dénoncer le projet de loi-cadre sur les universités voté le 26 décembre dernier.

A.G.D