La grève décrétée par le syndicat autonome des enseignants a été
largement suivie selon le constat à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar,
hier jeudi.
A la Faculté des Sciences Juridiques
et Politiques, les 72 heures de grève décréter par le SAES a été suivie. Comme
le témoigne un professeur de cette Faculté, assis dans un bureau sombre qui a
préféré garder l’anonymat. ‘’Le mouvement a bien été respecté pour preuve,
je viens juste d’arriver. Je n’ai pas donné de cours et je ne vais pas en
donner jusqu’à la levé du mot d’ordre’’. Pour cet étudiant de la Faculté de
médecine, des documents en main assis sur un banc public précise que ‘’la grève
n’est pas ressentie, dans la Faculté de Médecine, parce que nous sommes en
congés de dix jours pour apprendre nos cours afin, de passer les examens du
premier semestre’’. Pour cette nouvelle bachelière, inscrite au département de
l’histoire, Jacqueline Tendeng, assis sous le soleil devant la buvette de la
Faculté des Lettres et Sciences Humaines, un cahier vierge à la main, observe
les vas-et-viens de ses camarades. Elle n’a fait aucun cours depuis son arrivé.
‘’Nous n’avons fait aucun cours pour l’instant. Chaque jour, c’est une nouvelle
date qui est fixé. Nous venons sans rien faire’’. Un peu plus loin, quelques
étudiants ont les yeux fixés sur le tableau d’affichage sur lequel est affiché
les programmes de la reprise des cours ou les emplois du temps.
Dans l’Amphithéâtre
‘’A’’, de la Faculté des lettres, les étudiants de la licence I, au département
de Géographie, attendent toujours le professeur. Certains profitent de la
longue attente pour, se connecter sur internet, discuter entre amis ou dormir
sur les tables de l’Amphi. Yacine est l’une d’entre eux ‘’ça fait plus d’une
heure que nous attendons le professeur. Nous ne savons même pas s’il va venir’’.
Juste à côté, dans l’Amphi ‘’B’’, les
étudiants font le cours, histoire de la géographie générale, certains tables
bancs restent inoccupé. Le professeur coiffé d’un chapeau essai tant bien que
mal, à l’aide de son micro, de dispenser son cours malgré les murmures et les
vas-et-viens des étudiants. Jacqueline Tendeng, lance un appelle en direction
du ministre de l’enseignement Supérieur,
Mary Teuw Niane et le SAES à se
retrouver autour d’une table pour mettre fin à la grève. ‘’Je demande au ministre
et les enseignants à se retrouver, afin de trouver une issue favorable à cette
situation qui ne fait que pénaliser les étudiants. Nous serons bientôt au mois
de mars et les cours n’ont toujours pas repris’’.
Selon une source, le SAES va tenir
une Assemblée Générale, lundi prochain, pour faire un bilan de la grève de
trois jours.

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