| Le CNT faiblit, l’opposition presse et Alpha Condé résiste : le vide constitutionnel ou le danger qui guette la Guinée ! | |
L’impuissance du CNT…
Le conseil national de la transition (CNT) a été créé par les Accords de Ouagadougou en janvier 2010 puis consolidé, quelques mois plus tard, par la nouvelle constitution comme parlement provisoire, avec tous les pouvoirs législatifs jusqu’à l’installation de l’Assemblée nationale. Aujourd’hui, face à une période de transition qui tend vers l’infini et la crise politique qui perdure, la question est de savoir ce que fait le CNT pour mettre fin à cette transition interminable en Guinée.
En effet, alors que l’article 158 de la Constitution oblige le CNT d’adopter « les lois nécessaires à la mise en place des institutions et au fonctionnement des pouvoirs publics » , le parlement de transition n’a rien fait pour faire une loi organique sur la commission électorale nationale indépendante (CENI) qu’il a, lui-même créée dans la constitution.
Conséquence de cet atermoiement des conseillers nationaux du CNT, le pays est au bord de l’implosion alors que cette loi organique, si elle était faite, pourrait définitivement régler les points de divergence de la classe politique sur la CENI.
Aujourd’hui, il est légitime de se demander à qui profite la prolongation de la transition. La réponse est au CNT et à ses conseillers nationaux. Mais pas à eux seuls. En effet, le président Alpha Condé semble tirer les marrons du feu face à une institution de plus en plus apathique. Les projets de loi (venant du gouvernement) sont adoptés sans grandes difficultés, ni grands changements. Pire, l’institution législative n’a adopté aucune loi de sa propre initiative depuis l’avènement d’Alpha Condé au pouvoir....SUITE
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lundi 30 juillet 2012
GUINÉE (POLITIQUE)
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