| Soldat français de la force Sangaris dans le quartier musulman du PK5 de Bangui ce samedi 31 mai 2014 |
Les musulmans du PK5, la dernière enclave musulmane de la capitale, manifestaient ce samedi matin contre la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, pour exiger que les Nations unies évacuent les derniers musulmans de Bangui après les violences de vendredi qui ont fait au moins trois morts
Après les violences de vendredi qui ont fait au moins trois morts à Bangui, la nuit et la matinée ont été plus calmes dans la capitale centrafricaine, dont les rues sont désertes. Les voitures et les commerces ouverts étaient rares ce samedi matin et un hélicoptère militaire français survolait régulièrement la capitale. Un important convoi militaire composé de blindés français et de véhicules des contingents congolais et rwandais de la Misca était déployé notamment sur l’avenue Koudoukou de Bangui.
A l’aide de tractopelles, les militaires ont dégagé ce qui restait de barricades érigées les jours précédents et les grosses pierres qui gênaient la circulation. Sur l’avenue du quartier chrétien de Miskine, les habitants étaient sortis en nombre, certains huant le convoi à son passage. Les habitants de Miskine rencontrés par RFI ce matin insistaient sur le désarmement du PK5, la dernière enclave musulmane de la capitale centrafricaine. « Nous demandons le désarmement du PK5 », nous ont-ils dit. LIRE LA SUITE

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