| Les hommes du GIGN toujours vêtus de noir et encagoulés |
Depuis quarante ans, les hommes du GIGN multiplient les interventions, qu'il s'agisse de contre-terrorisme aérien ou maritime, de prises d'otages de grande ampleur, de mutineries en prisons ou bien d'arrestations de véhicules « go-fast » chargés de drogue, sans parler des neutralisations de forcenés suicidaires...
Prêts à l'action en moins de trente minutes, ils tirent à chaque fois les leçons de l'opération qui vient d'avoir lieu pour mieux préparer la suivante.
On ne connaît ni leurs noms ni leurs visages, juste leurs prénoms, gage d'une absolue discrétion dans l'exercice de leurs missions périlleuses. Toujours vêtus de noir et encagoulés, les hommes du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale, plus connu sous son acronyme GIGN, ne recherchent ni la publicité ni les honneurs. Ce sont les événements qui les propulsent parfois, à leur corps défendant, sur le devant de la scène. Eux préfèrent s'entraîner, pendant des heures, dans les sous-sols de leur salle de tir, dans la caserne Pasquier de Satory, près de Versailles. Ou bien ils courent pour s'aguerrir dans les bois environnants, seuls ou en binômes, jamais plus...
Ils sont prêts à intervenir à tout instant, ont été choisis non seulement pour leurs qualités physiques mais aussi pour leur endurance et leur résistance au stress. On les a par exemple sevrés de sommeil avant de les confronter à des situations extrêmes pour évaluer leurs réflexes et leur sang-froid. Au GIGN, pas question d'engager des têtes brûlées ! Si le courage est valorisé, les officiers se méfient des kamikazes qui pourraient mettre en péril une équipe toute entière : l'important, c'est de savoir travailler en souplesse au sein du « collectif », tout en respectant l'esprit d'initiative et d'improvisation «à la française». De fait, dans d'autres pays, les interventions sont découpées au cordeau, millimètre par millimètre. Au GIGN, le maître mot, c'est la confiance...Lire la suite

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