Rescapés du naufrage d'un bateau de migrants qui a fait 63 morts en avril 2011, deux migrants viennent de déposer plainte.
La voix
d'un migrant naufragé est rarement audible. Le journal télévisé annonce le
naufrage d'un bateau de migrants, et puis rien. Pas de témoignages, ni d'autres
explications...
Le 18
juin 2013, deux survivants d'un drame
ayant causé la mort de 63 migrants au
large de la Méditerranée, près de l'île italienne de Lampedusa, en avril 2011,
ont déposé plainte à Paris et à Madrid pour non-assistance à personne en
danger.
En avril
2012, une première plainte avait été déposée en France par plusieurs
survivants, mais elle avait été classée sans suite. Cette fois-ci, les ONG se
sont constituées parties civiles, «forçant ainsi
l'ouverture d'une instruction pénale», explique Arthur Manet, de la
la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH).
Le
quotidien Libération est allé à la rencontre de l'un des
survivants, Abu Kurbe. Il y a deux ans ce jeune Ethiopien de 26 ans a frôlé la
mort sur le zodiac de la mort. Dans la nuit du 26 au 27 mars 2011, lui et les
71 personnes à bord, n’atteindront jamais les côtes italiennes.
Après
quinze jours de dérive, l'embarcation échoue à Zliten, une localité libyenne.
Abu Kurke fait partie des neufs migrants rescapés.
Deux ans
après cette dramatique traversée, Abu Kurke veut témoigner. Il vit aujourd'hui
au Pays Bas et a fondé une famille.
«Je fais
souvent des cauchemars la nuit, je revis cette tragédie. On n’oublie pas
facilement la mort de 63 personnes»,
confie-t-il…LIRE LA SUITE

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