Réunis lundi 14 mai à Cotonou, les huit dirigeants du comité ad hoc de l’Union africaine ne sont pas parvenus à trouver une solution face à l’épineuse question du choix d’un nouveau président de la Commission. L’Afrique du Sud et le Gabon ne veulent pas renoncer à leur candidats respectif. Et l’organisation continentale n'a pas l'air prête de sortir du blocage de ses institutions.
Deux mois à peine avant le sommet Lilongwe, l’Union africaine (UA) se heurte à nouveau à un blocage fatidique de ses institutions. La réunion de plusieurs chefs d’État et ministres africains, lundi 14 mai à Cotonou, s’est soldée encore une fois par un échec cuisant. À l’ordre du jour, le déblocage d’une situation qui met en danger l’institution régionale : l’absence de consensus sur le futur président de la commission de l’UA, poste brigué par le sortant, le Gabonais Jean Ping, en concurrence avec la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.
Face à la persistance du Gabon, qui n’entend pas retirer la candidature de son champion en poste depuis 2008, et à l’obstination de l’Afrique du Sud, qui, de sommets en consultations, affiche un soutien sans faille à Dlamini-Zuma, le président en exercice de l’institution continentale Boni Yayi n'a rien obtenu. Sa marge de manœuvre était étroite. Il n’a pu, lors de ce rendez-vous du « groupe des huit », ne proposer que deux solutions à ses pairs. Accepter de revenir sur la règle des deux tiers - celle qui avait provoqué le blocage du vote lors du sommet de l’UA d’Addis Abeba le 30 janvier - ou le retrait des deux candidats en lice. Résultat, aucune de ces solutions n’a été acceptée, après plusieurs heures de négociations...Lire l'article

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