La tension est montée d'un cran en Égypte à l'approche du second tour de la présidentielle, les 16 et 17 juin. Partout dans le pays, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues pour protester contre les verdicts du procès Moubarak, et pour réclamer un report du scrutin.
Cela faisait peut-être des mois que l'on avait pas vu une telle mobilisation en Égypte. Des milliers de contestataires se sont retrouvés sur la place Tahrir du Caire, mais aussi en province, du nord au sud du pays, dans des villes comme Alexandrie Suez, Port-Saïd, Ismaïliya, ou encore Assiout. Motif du mécontentement : les verdicts jugés trop cléments de plusieurs proches de l'ex-président Hosni Moubarak (six hauts responsables de la police ont été acquittés) dans le procès de ce dernier (qui a lui été condamné à la prison à vie) et la volontéd'invalider la candidature du dernier Premier ministre de l'ex-raïs, Ahmad Chafiq, au second tour de la présidentielle prévu les 16 et 17 juin.
Les appels à manifester ont été lancés par des organisations de jeunes laïques pro-démocratie mais aussi par certains candidats à la présidence éliminés au premier tour, comme le nationaliste de gauche Hamdeen Sabahi (arrivé troisième) et l'islamiste modéré Abdel Moneim Aboul Foutouh, qui ont appelé lundi la poursuite de « la révolution »....SUITE

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